@NicoWebmaster

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La consommation d’alcool est-elle autorisĂ©e sur le lieu de travail ?

L’employeur peut-il Ă©dicter une interdiction gĂ©nĂ©rale et absolue de boire dans l’entreprise, et par voie de consĂ©quence, limiter les traditionnels pots qui en jalonnent la vie et les Ă©vĂšnements, aux jus de fruits et autres « soft drinks » ?

Que l’on se rassure, il n’en est rien.

Jusqu’à prĂ©sent, le Code du travail se contentait d’une phrase laconique Ă©nonçant de maniĂšre limitative les breuvages autorisĂ©es, et disposait ainsi qu’ « aucune boisson alcoolisĂ©e autre que le vin, la biĂšre, le cidre et le poirĂ© n’est autorisĂ©e sur le lieu de travail » (article R 4228-20).

L’entretien professionnel et la formation du salariĂ©

Le thĂšme de la formation professionnelle ressurgit Ă  intervalle rĂ©gulier tel un serpent de mer, enjeu des politiques de l’emploi successives. Nos gouvernants actuels en ont fait un des fers de lance de la compĂ©titivitĂ© des entreprises partant du principe que des salariĂ©s bien formĂ©s sont plus productifs et plus impliquĂ©s dans leur travail.

AprĂšs la loi du 24 novembre 2009, relative Ă  l’orientation et Ă  la formation professionnelle tout au long de la vie, place dĂ©sormais Ă  la loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative Ă  la formation professionnelle Ă  l’emploi et Ă  la dĂ©mocratie sociale, crĂ©ant notamment un compte personnel de formation, qui suivra le salariĂ© tout au long de sa vie professionnelle.

Nous concentrerons nos observations sur un point particulier de cette vaste loi, qui nous paraĂźt rĂ©vĂ©ler un intĂ©rĂȘt majeur.

Modification du contrat par l’employeur : nouvelle rùgle critiquable

Jusqu’à ce jour, il Ă©tait acquis que l’employeur ne pouvait modifier comme bon lui semblait la rĂ©munĂ©ration d’un salariĂ©, cet Ă©lĂ©ment constituant un « socle » du contrat de travail.

La modification de la rĂ©munĂ©ration supposait donc, pour ĂȘtre valable, l’accord des deux parties, de sorte par exemple, qu’un employeur ne pouvait modifier Ă  son grĂ© le taux de commissionnement d’un salariĂ©, lorsque celui-ci Ă©tait prĂ©vu par le contrat de travail.

La rĂ©munĂ©ration variable doit ĂȘtre prise en compte dans l’assiette des congĂ©s payĂ©s

Lorsqu’un salariĂ© bĂ©nĂ©ficie d’une rĂ©munĂ©ration composĂ©e d’une partie fixe, Ă  laquelle s’ajoute une partie variable dĂ©pendant d’objectifs Ă  atteindre, le paiement des congĂ©s payĂ©s auxquels il a droit est-il assis uniquement sur sa rĂ©munĂ©ration fixe, ou comprend-il Ă©galement sa rĂ©munĂ©ration variable ?

La question est d’importance car la rĂ©munĂ©ration variable d’un salariĂ© peut parfois constituer 50 %, voire plus, de sa rĂ©munĂ©ration globale, de sorte que l’incidence financiĂšre n’est pas nĂ©gligeable.

L’article L 3141-22 du Code du travail, qui constitue la rĂ©fĂ©rence Ă  ce sujet, distingue deux modes de calcul applicables aux congĂ©s payĂ©s: le premier consiste Ă  dĂ©terminer le dixiĂšme du salaire perçu pendant la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence (mĂ©thode du salaire moyen), l’autre Ă  dĂ©terminer le salarie qui aurait Ă©tĂ© perçu si le salariĂ© avait travaillĂ© au lieu de prendre ses congĂ©s (mĂ©thode du maintien de salaire), Ă©tant prĂ©cisĂ© qu’il convient de retenir la mĂ©thode la plus favorable au salariĂ©.

L’obligation de sĂ©curitĂ© est une obligation de rĂ©sultat : consĂ©quences

L’entreprise ne doit pas ĂȘtre source de danger pour les salariĂ©s qui y travaillent et y consacrent une part importante de leur temps, en constituant un milieu dangereux ou pathogĂšne. C’est la raison pour laquelle le lĂ©gislateur a mis Ă  la charge de l’employeur une obligation de sĂ©curitĂ©, qui est une obligation de rĂ©sultat, en vertu de laquelle il lui appartient de prendre les mesures nĂ©cessaires pour assurer leur sĂ©curitĂ© et protĂ©ger leur santĂ© physique et mentale. La consĂ©cration de l’obligation de sĂ©curitĂ© comme obligation de rĂ©sultat a pour corollaire qu’il incombe Ă  l’employeur, qui veut s’exonĂ©rer de sa responsabilitĂ©, de dĂ©montrer qu’il a pris effectivement toutes les mesures nĂ©cessaires et adĂ©quates pour faire en sorte qu’un accident ne se produise pas dans l’entreprise.