@NicoWebmaster

Showing 5 of 602 Results

Clause parachute pour salarié de haut vol

Il arrive que le contrat de travail de certains salariĂ©s, privilĂ©giĂ©s, comporte une clause particuliĂšre, communĂ©ment dĂ©nommĂ©e « clause parachute », prĂ©voyant qu’en cas de survenance d’un Ă©vĂ©nement prĂ©cis susceptible d’affecter la pĂ©rennitĂ© de la relation contractuelle, et ayant pour effet de modifier significativement les fonctions et/ou les responsabilitĂ©s de l’intĂ©ressĂ©, le contrat de travail sera rompu et l’employeur lui versera une somme forfaitaire dĂ©terminĂ©e par avance.

Une telle clause, Ă©laborĂ©e dans l’intĂ©rĂȘt des deux parties, permet Ă  l’employeur de s’attacher durablement les compĂ©tences d’un salariĂ© de haut niveau, lequel sera corrĂ©lativement rassurĂ© par la perspective du versement d’un capital, si d’aventure, la gouvernance de l’entreprise venait Ă  changer, et que son avenir professionnel y Ă©tait compromis.

L’avocat et le secret professionnel

Les avocats viennent de se mobiliser massivement, Ă  l’occasion d’une actualitĂ© rĂ©cente, au nom de la violation du sacrosaint secret professionnel qui leur est accordĂ© par la loi.
La perspective qu’un magistrat puisse, dans le cadre d’une information judiciaire dont il est saisi, avoir incidemment Ă©coutĂ© les conversations tĂ©lĂ©phoniques que l’ancien PrĂ©sident de la RĂ©publique a eues avec son avocat, a suscitĂ© une levĂ©e de bouclier et provoquĂ© l’émoi au palais de justice.
Mais quel est donc ce secret professionnel, ayant quasiment valeur de sanctuaire, qui protĂšge ainsi les avocats et leurs clients ?

Nouvelle loi pour combattre la discrimination liée au lieu de résidence

Le principe de non-discrimination en droit du travail vient d’ĂȘtre Ă©largi par la loi Ă  une nouvelle condition tenant au lieu de rĂ©sidence.
La loi du 21 fĂ©vrier 2014 de programmation pour la ville et la cohĂ©sion urbaine (n° 2014-173) a en effet intĂ©grĂ© dans le Code du travail les difficultĂ©s d’accĂšs Ă  l’emploi que pouvaient rencontrer des personnes rĂ©sidant dans des lieux dĂ©favorisĂ©s, en adoptant deux types de dispositions.
D’une part, l’article L 1132-1 du Code du travail prĂ©voit qu’aucune personne ne peut ĂȘtre Ă©cartĂ©e d’une procĂ©dure de recrutement ou de l’accĂšs Ă  un stage ou Ă  une pĂ©riode de formation en entreprise, aucun salariĂ© ne peut ĂȘtre sanctionnĂ©, licenciĂ© ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment, en raison de son lieu de rĂ©sidence.
D’autre part, et la nouveau mĂ©rite d’ĂȘtre soulignĂ©e, la loi prĂ©voit Ă©galement que les mesures prises en faveur des personnes rĂ©sidant dans certaines zones gĂ©ographiques et visant Ă  favoriser l’Ă©galitĂ© de traitement ne constituent pas une discrimination, ce qui constitue un des rares cas de discrimination, dite positive, prĂ©vus par le Code du travail (article L 1133-5 du Code du travail).

Un licenciement est toujours soumis Ă  l’apprĂ©ciation du juge

En matiÚre de licenciement, il existe un ensemble de rÚgles déterminées par le Code du travail et par la jurisprudence de la Chambre sociale de la Cour de cassation, qui constitue un socle intangible.
La clĂ© de voĂ»te en est Ă©noncĂ©e par le Code du travail : tout licenciement, pour motif personnel ou pour motif Ă©conomique, doit reposer sur une cause rĂ©elle et sĂ©rieuse (article l’article L 1232-1 et L 1233-2), et ĂȘtre ainsi soustrait Ă  l’arbitraire de l’employeur.
En clair, la lettre de licenciement doit énoncer un motif qui constitue une cause juridique de rupture du contrat de travail (insuffisance professionnelle, insubordination, difficultés économiques
., entre autres exemples)
On considÚre en outre un motif réel comme un fait objectif, dont la matérialité est établie.

Incidence de la diminution des responsabilités sur le contrat de travail

Si l’employeur peut, sauf abus, librement modifier les conditions de travail d’un salariĂ©, il n’en va pas de mĂȘme d’une modification du contrat de travail, dont la validitĂ© requiert en outre l’accord du salariĂ©.
La distinction entre modification des conditions de travail et modification du contrat de travail emporte donc des conséquences juridiques importantes.
Ainsi, lorsque l’employeur modifie les conditions de travail du salariĂ©, celui-ci n’est pas fondĂ© Ă  s’y opposer et doit s’y soumettre, sous peine d’encourir une sanction.
La Cour de cassation juge en effet avec une parfaite rĂ©gularitĂ© que le refus par un salariĂ© d’un changement de ses conditions de travail caractĂ©rise un manquement Ă  ses obligations contractuelles, pouvant justifier son licenciement.