@NicoWebmaster

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Journée faste pour la rupture conventionnelle

La Cour de cassation vient Ă  nouveau de dĂ©montrer, s’il en Ă©tait encore besoin, par quatre dĂ©cisions rendues le 29 janvier 2014, l’interprĂ©tation trĂšs souple qu’elle accorde aux conditions de validitĂ© de la rupture conventionnelle.

Rappelons-nous que ce mode de rupture du contrat de travail, appelĂ© de leurs vƓux par les employeurs qui y trouvaient un moyen simple leur Ă©vitant l’énonciation d’un motif et l’application d’une procĂ©dure trĂšs encadrĂ©e, a trouvĂ© un Ă©cho favorable auprĂšs de la Haute Cour.

Alors que des divergences existaient entre plusieurs Cours d’appel sur le point de savoir si l’existence d’un litige entre les parties faisait obstacle Ă  la conclusion d’une rupture conventionnelle, la Cour de cassation avait Ă©noncĂ© pour la premiĂšre fois que « l’existence, au moment de sa conclusion, d’un diffĂ©rend entre les parties au contrat de travail n’affecte pas par elle-mĂȘme la validitĂ© de la convention de rupture » (Cass. soc 23 mai 2013 n° 12-13865).

Obligation de déclarer les traitements automatisés contenant des données à caractÚre personnel

La loi informatique et libertĂ©s (loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, modifiĂ©e) n’est pas sans consĂ©quence en droit du travail, elle peut notamment s’avĂ©rer d’une grande utilitĂ© en matiĂšre de protection des droits des salariĂ©s.

Cette loi comporte en effet un article 22-I, qui prĂ©voit que les traitements automatisĂ©s de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel font l’objet d’une dĂ©claration auprĂšs de la Commission Nationale de l’informatique et des LibertĂ©s (CNIL).

Inaptitude faisant suite Ă  un harcĂšlement moral

Des conditions de travail Ă©prouvantes ou des agissements de l’employeur peuvent avoir raison de la santĂ© du salariĂ© et aboutir en dĂ©finitive Ă  la rupture de son contrat de travail. Mais la Cour de cassation vient de rappeler que lorsqu’un salariĂ© Ă©tait dĂ©clarĂ© inapte Ă  son poste de travail Ă  la suite d’un arrĂȘt maladie, faisant suite au harcĂšlement moral dont il est victime, et qu’il Ă©tait licenciĂ© aprĂšs que son reclassement ait Ă©tĂ© impossible, la rupture du contrat de travail est imputable Ă  l’employeur et donne au salariĂ© droit Ă  rĂ©paration.

DĂ©noncer un dĂ©lit commis dans l’entreprise

Une des derniĂšres lois votĂ©es par le parlement en 2013 mĂ©rite qu’on s’y arrĂȘte, car elle introduit dans l’entreprise un vent de transparence qui fait suite aux dĂ©bats ayant alimentĂ© l’actualitĂ© de cette annĂ©e.

Embrassant dans une mĂȘme Ă©treinte la triste affaire CAHUZAC et l’alerte donnĂ©e par Edward SNOWDEN sur le big Brother amĂ©ricain, la loi n° 2013-1117 du 6 dĂ©cembre 2013 relative Ă  la lutte contre la fraude fiscale et la grande dĂ©linquance Ă©conomique et financiĂšre, comporte un Titre 3 intitulĂ© « des lanceurs d’alerte ».

Les limites à l’obligation de reclassement

Nous avons dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© Ă  plusieurs reprises dans ce blog l’obligation de reclassement qui s’impose Ă  tout employeur lorsqu’il envisage de procĂ©der au licenciement d’un salariĂ© pour motif Ă©conomique, et ce, quelque soit la taille de l’entreprise et le nombre de licenciements envisagĂ©s.
Cette obligation, qui est prĂ©alable au licenciement, revĂȘt une importance fondamentale, puisque faute par l’employeur d’y satisfaire, le licenciement est injustifiĂ©.