@NicoWebmaster

Showing 5 of 602 Results

Le statut de l’auto-entrepreneur

Le statut d’auto entrepreneur est rĂ©cent, il a Ă©tĂ© instituĂ© par la loi du 4 aoĂ»t 2008, avec pour objectif affichĂ© de « promouvoir l’esprit d’entreprise en France ».

Il prĂ©voit notamment un rĂ©gime social et fiscal favorable lorsque le chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© est infĂ©rieur Ă  un montant dĂ©terminĂ© (32 600 € pour les professions de services et 81 500 € pour celles du commerce).

La formule rencontre un certain succĂšs puisqu’il s’en dĂ©nombrerait prĂšs de 900 000 aujourd’hui, bien que moins de la moitiĂ© d’entre eux soient actifs (en fĂ©vrier 2013, 410 000 ont effectivement rĂ©alisĂ© un chiffre d’affaires), et que 90 % dĂ©claraient un revenu infĂ©rieur au SMIC, selon les chiffres de l’INSEE.

Un projet de loi est au demeurant actuellement en prĂ©paration visant Ă  la limitation dans le temps de l’auto entreprise et au passage vers un statut d’entreprise classique lorsque des seuils de chiffres d’affaires dĂ©terminĂ©s ont Ă©tĂ© atteints pendant deux annĂ©es consĂ©cutives.

Licenciement Ă©conomique et dĂ©localisation : l’exemple de WATERMAN REYNOLDS

AprĂšs l’affaire « des Conti », que nous avons rĂ©cemment abordĂ©e, c’est dĂ©sormais aux salariĂ©s du groupe amĂ©ricain NEWELL RUBBERMAID, groupe qui fabrique et commercialise entre autres les stylos des marques PARKER, WATERMAN et REYNOLDS, d’ĂȘtre sous les feux de la rampe. On apprend en effet qu’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a Ă©tĂ© mis en Ɠuvre dans l’entreprise, prĂ©voyant le licenciement pour motif Ă©conomique d’une centaine de salariĂ©s, dont les postes sont supprimĂ©s.

Prud’hommes : barùme applicable lors de l’audience de conciliation

La rentrĂ©e rĂ©serve habituellement son lot de mauvaises nouvelles ! En effet, la loi du 14 juin 2013 relative Ă  la sĂ©curisation de l’emploi, que nous avions dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©e, a introduit dans le Code du travail un article prĂ©voyant qu’en cas de litige devant le Conseil de Prud’hommes, les parties peuvent convenir au stade de la conciliation d’un accord prĂ©voyant le versement par l’employeur au salariĂ© d’une indemnitĂ© d’un montant dĂ©terminĂ© (article L 1235-1 nouveau du Code du travail).

L’affaire des « CONTI » sous son aspect juridique

La presse vient de se faire l’écho de la victoire des « Conti », ces 680 salariĂ©s qui avaient contestĂ© le bienfondĂ© de leur licenciement par le fabricant de pneus CONTINENTAL ont en effet obtenu gain de cause devant le Conseil de Prud’hommes de CompiĂšgne., qui a jugĂ© que ceux-ci Ă©taient injustifiĂ©s.
Il est cependant probable que leur combat judiciaire ne s’arrĂȘtera pas lĂ , tant il apparaĂźt vraisemblable que l’employeur fasse appel du jugement.

Le paiement des objectifs prévus au contrat de travail

S’il est un Ă©lĂ©ment du contrat de travail qui prĂ©sente un caractĂšre dĂ©terminant tant pour le salariĂ© que pour l’employeur, c’est bien la rĂ©munĂ©ration.

Il est courant que la rĂ©munĂ©ration du salariĂ© se compose d’une partie fixe, Ă  laquelle s’ajoute une part variable, dont le montant, prĂ©vu par avance, est fixĂ© en fonction de la rĂ©alisation d’objectifs Ă  atteindre.

Ce mode de rémunération incitatif connaßt un certain succÚs.

S’agissant d’un Ă©lĂ©ment contractuel, on en tire pour consĂ©quence que la rĂ©munĂ©ration d’un salariĂ© ne peut ĂȘtre modifiĂ©e ni dans son montant ni dans sa structure sans son accord (Cass. soc. 18 mai 2011 n° 09-69175).

Le contentieux s’est rapidement cristallisĂ© autour des modalitĂ©s de dĂ©termination des objectifs et de leur paiement par l’employeur.

Il importe tout d’abord de prĂ©ciser que le Code du travail (article L 1321-6) prĂ©voit que tout document comportant des obligations pour le salariĂ© ou des dispositions dont la connaissance est nĂ©cessaire pour l’exĂ©cution de son travail doit ĂȘtre rĂ©digĂ© en français.