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Le remboursement des frais professionnels engagés par le salarié

A l’heure oĂč l’esprit vagabonde davantage vers les plages ensoleillĂ©es que vers l’écran de l’ordinateur, le temps est venu, moins prosaĂŻquement, d’effectuer un bref rappel du rĂ©gime applicable au remboursement des frais engagĂ©s par les salariĂ©s Ă  l’occasion de leur activitĂ© professionnelle, Ă  l’aune de la jurisprudence la plus rĂ©cente.

Nombreux sont ceux, en effet, dont la fonction requiert l’engagement de frais Ă  l’occasion de dĂ©placements, d’hĂ©bergement, de repas
 d’ordre professionnel.

Le Code du travail ne traite pas de ce sujet, et il est donc revenu à la pratique d’instaurer des rùgles, sous le contrîle du juge.

« Clause de respect de la clientÚle » et clause de non-concurrence

Il y a dĂ©sormais plus d’une dĂ©cennie que la Cour de cassation a provoquĂ© un vĂ©ritable sĂ©isme en matiĂšre de clause de non-concurrence.

Dans une dĂ©cision spectaculaire, elle avait alors Ă©noncĂ©, en une phrase trĂšs prĂ©cise, les conditions de validitĂ© d’une clause de licenciement (Cass. soc 10 juillet 2002 n° 00-45135).

« Une clause de non-concurrence n’est licite que si elle est indispensable Ă  la protection des intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’entreprise, limitĂ©e dans le temps et dans l’espace, qu’elle tient compte des spĂ©cificitĂ©s de l’emploi du salariĂ© et comporte l’obligation pour l’employeur de verser au salariĂ© une contrepartie financiĂšre, ces conditions Ă©tant cumulatives. »

RĂ©intĂ©gration d’une salariĂ©e aprĂšs un congĂ© parental d’éducation

Le congĂ© parental d’éducation est un congĂ© ouvert Ă  tout salariĂ©, pĂšre ou mĂšre, ayant au moins un an d’anciennetĂ© dans l’entreprise, destinĂ© Ă  lui permettre de s’occuper de son enfant jusqu’à ce que celui-ci ait atteint au plus tard l’ñge de trois ans.

Pendant cette durée, son contrat de travail est suspendu et son ancienneté est prise en compte pour la moitié de la durée du congé.

La loi prĂ©voit qu’à l’issue du congĂ© parental d’éducation, le salariĂ© retrouve son prĂ©cĂ©dent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rĂ©munĂ©ration au moins Ă©quivalente (article L 1225-55 du Code du travail).

Rupture conventionnelle et transaction

La souplesse dont la Cour de cassation fait preuve Ă  l’égard de la rupture conventionnelle vient de recevoir une nouvelle illustration (Cass. soc 26 juin 2013 n° 12-15208).

Nous avons déjà amplement commenté ce mode de rupture du contrat de travail, dont la validité exige le commun accord des parties (article L 1237-11 du Code du travail).

Mais il n’est pourtant pas rare que l’employeur use de son ascendant Ă  l’égard d’un salariĂ© afin de le contraindre Ă  accepter une rupture conventionnelle.

L’office du juge, saisi d’un recours en annulation d’une rupture conventionnelle, consiste donc essentiellement Ă  s’assurer de la validitĂ© du consentement donnĂ© par le salariĂ©.

Nouvelle pĂ©ripĂ©tie concernant les fichiers se trouvant sur l’ordinateur professionnel du salariĂ©

Un nouvel Ă©pisode du feuilleton, dĂ©cidĂ©ment toujours d’actualitĂ©, relatif Ă  la dĂ©limitation du caractĂšre privĂ© ou professionnel des fichiers stockĂ©s sur l’ordinateur mis Ă  la disposition du salariĂ© par l’employeur, vient d’avoir lieu (Cass. soc 19 juin 2013, n° 12-12138).

Rappelons que la Cour de cassation considĂšre Ă  ce sujet que « les dossiers et fichiers créés par un salariĂ© grĂące Ă  l’outil informatique mis Ă  sa disposition par son employeur pour l’exĂ©cution de son travail sont prĂ©sumĂ©s, sauf si le salariĂ© les identifie comme Ă©tant personnels, avoir un caractĂšre professionnel de sorte que l’employeur peut y avoir accĂšs hors sa prĂ©sence. »