@NicoWebmaster

Showing 5 of 602 Results

Les critĂšres d’ordre de licenciement en matiĂšre de licenciement Ă©conomique

Le licenciement pour motif Ă©conomique, individuel ou collectif, qui s’accompagne de suppressions de poste, impose Ă  l’employeur d’établir des critĂšres pour fixer un ordre des licenciements parmi les salariĂ©s susceptibles d’ĂȘtre concernĂ©s. L’énonciation de critĂšres d’ordre permet en principe de soustraire les salariĂ©s au pouvoir discrĂ©tionnaire de l’employeur en faisant en sorte que son choix soit guidĂ© par des considĂ©rations objectives. HĂ©las, dans un mouvement primaire assez habituel, lorsque l’employeur est amenĂ© Ă  supprimer des postes dans l’entreprise et qu’il doit choisir entre plusieurs salariĂ©s, le constat maintes fois dressĂ© rĂ©vĂšle que son attention se portera en premier lieu sur les salariĂ©s les mieux payĂ©s, les plus ĂągĂ©s, puis vers ceux dont il est le moins satisfait
. qu’il voudra prioritairement licencier.

ValiditĂ© d’un rapport interne comme preuve de harcĂšlement

La protection de la santĂ© et de la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s constitue une obligation dĂ©terminante de l’employeur, qui lui impose en premier lieu d’agir Ă  titre prĂ©ventif pour limiter les risques professionnels dans l’entreprise.

Le Code du travail pose Ă  ce titre que l’employeur prend toutes dispositions nĂ©cessaires en vue de prĂ©venir les agissements de harcĂšlement moral et sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner (articles L 1152-4 et L 1153-5). Cette exigence peine parfois se concrĂ©tiser et il n’est malheureusement pas exceptionnel, les vicissitudes de l’entreprise Ă©tant ce qu’elles sont, qu’un salariĂ© ait Ă  subir des faits de harcĂšlement moral ou sexuel de la part d’un responsable hiĂ©rarchique ou d’un collĂšgue de travail.

La violation de la libertĂ© d’expression suffit Ă  voir juger nul le licenciement, sans avoir Ă  examiner les autres motifs

La libertĂ© d’expression se paie chĂšrement pour les salariĂ©s qui osent porter Ă  la connaissance de l’employeur sans fard et en termes directs les graves dysfonctionnements qu’ils ont relevĂ©s dans l’exercice de leurs fonctions. Elle est alors perçue comme une opposition inadmissible Ă  l’omnipotence de l’employeur et l’impudent risque d’ĂȘtre sanctionnĂ© par un licenciement, pour faute grave, qui se traduit par un dĂ©part immĂ©diat de l’entreprise, sans prĂ©avis ni indemnitĂ© de licenciement. La libertĂ© d’expression constitue pourtant une libertĂ© fondamentale, consacrĂ©e par les plus hautes normes juridiques nationales et internationales (article 11 de la Constitution, article 10 de la CEDH
) et considĂ©rĂ©e comme l’un des fondements de la sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique.

Quid si l’employeur n’informe pas le salariĂ© qu’il peut demander des prĂ©cisions sur le motif de licenciement ?

Il est une rĂšgle intangible en droit du travail qui exige que le licenciement d’un salariĂ© repose sur un motif, lequel doit ĂȘtre Ă©noncĂ© dans la lettre de licenciement (article L 1232-6 du Code du travail). A cette exigence lĂ©gale, la jurisprudence en a ajoutĂ© une autre qui la complĂšte : le motif invoquĂ© par l’employeur doit ĂȘtre prĂ©cis, de sorte que la lettre de rupture comporte un exposĂ© aussi dĂ©taillĂ© que possible des raisons justifiant le licenciement du salarié ; qu’il procĂšde d’un licenciement pour motif personnel ou pour motif Ă©conomique. Cette obligation est en outre Ă  combiner avec le fait que lorsque le salariĂ© saisit la juridiction prud’homale de la contestation de son licenciement, la lettre de licenciement fixe les limites du litige, le Juge n’est donc tenu d’examiner que les seuls motifs qui y figurent.

Rupture anticipĂ©e du CDD pour faute grave de l’employeur. Attention Ă  la rĂ©siliation judiciaire !

L’orthodoxie juridique aboutit parfois Ă  des solutions incomprĂ©hensibles pour les profanes, qui peuvent Ă©galement laisser les juristes perplexes
 La Chambre sociale de la Cour de cassation vient de nous en donner un exemple Ă  l’occasion d’une demande de rĂ©siliation judiciaire de son contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e (CDD) formĂ©e par un salariĂ© reprochant de graves manquements Ă  son employeur, consistant en l’occurrence Ă  l’avoir agressĂ© physiquement.