@NicoWebmaster

Showing 5 of 602 Results

Dénonciation de harcÚlement moral : attention à la qualification employée

Le salariĂ© victime de harcĂšlement moral ne doit pas rester isolĂ© et se taire, il est important, pour lui et pour les autres salariĂ©s de l’entreprise, qu’il dĂ©nonce les agissements qu’il a subis car c’est la seule maniĂšre qu’il y soit mis fin et que leur auteur soit sanctionnĂ©. On conseillera donc d’entreprendre plusieurs dĂ©marches Ă  cet Ă©gard, de prĂ©fĂ©rence cumulĂ©es : prendre rendez-vous avec la mĂ©decine du travail afin de lui exposer prĂ©cisĂ©ment la situation et recueillir les conseils et les avis du mĂ©decin du travail, informer un dĂ©lĂ©guĂ© du personnel (un membre du CSE) lorsque l’entreprise en est pourvue pour qu’il porte les faits Ă  la connaissance de l’employeur et/ou les inscrive lors d’une prochaine rĂ©union, enfin et surtout, dĂ©noncer par Ă©crit Ă  l’employeur les agissements endurĂ©s en les dĂ©crivant prĂ©cisĂ©ment.

Procédure disciplinaire, quelques rÚgles utiles à connaitre

La plus grande vigilance s’impose au salariĂ© qui reçoit de son employeur une lettre d’avertissement ou toute autre lettre d’observation formelle ou « de recadrage », car il est rare qu’un avertissement soit sans frais. Il est donc indispensable, en toutes circonstances, de ne pas laisser une telle lettre sans rĂ©ponse et de fournir Ă  l’employeur une explication Ă©crite, et non orale, au reproche qu’il a formulĂ©.

Contestation par un salarié protégé de son licenciement pour inaptitude

Les salariĂ©s protĂ©gĂ©s ne sont pas tout Ă  fait des salariĂ©s comme les autres
 en ce sens oĂč ils bĂ©nĂ©ficient « dans l’intĂ©rĂȘt de l’ensemble des travailleurs qu’ils reprĂ©sentent, d’une protection exceptionnelle », selon une formule consacrĂ©e par une jurisprudence Ă©tablie. Pour les mettre Ă  l’abri des mauvais coups de l’employeur, le code du travail prĂ©voit en effet qu’il doit au prĂ©alable obtenir une autorisation de licenciement de l’inspecteur du travail, qui s’assure que cette dĂ©cision n’est pas en lien avec le mandat qu’exerce le salariĂ©.

Pas de modification de la structure de la rémunération sans accord exprÚs du salarié

La rĂ©munĂ©ration, qui constitue pour le salariĂ© un Ă©lĂ©ment dĂ©terminant de son contrat de travail, ne peut ĂȘtre modifiĂ©e par l’employeur Ă  sa convenance ; toute modification nĂ©cessite, sauf exception, que le salariĂ© y consente et donne son accord exprĂšs. C’est la solution que vient de rappeler la Chambre sociale de la Cour de cassation. On sait que la relation de travail entre un salariĂ© et son employeur n’est pas vraiment placĂ©e sur un pied d’égalitĂ©.

Qui dit licenciement, dit lettre de licenciement !

La Chambre sociale de la Cour de cassation considĂšre en effet de longue date que l’employeur qui prend l’initiative de rompre le contrat de travail, ou qui le considĂšre comme rompu du fait du salariĂ©, doit mettre en Ɠuvre la procĂ©dure de licenciement ; Ă  dĂ©faut, la rupture s’analyse en un licenciement sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse (Cass. Soc. 25 juin 2003 n° 01-40235). La mĂȘme sanction est attachĂ©e au licenciement verbal, qui mĂ©connait nĂ©cessairement l’accomplissement de la procĂ©dure de licenciement (Cass. soc. 23 oct. 2019 n° 17-28800).