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Refus de l’employeur de conclure une rupture conventionnelle, que faire ?

La rupture conventionnelle, surtout si elle est ardemment souhaitĂ©e par le salariĂ©, lui impose d’adopter un comportement irrĂ©prochable pendant toute la durĂ©e des pourparlers ainsi que celle de la procĂ©dure, et d’ĂȘtre particuliĂšrement vigilant pendant les 15 jours calendaires qui suivent la signature de la convention, au cours desquels l’employeur peut user de son droit de rĂ©tractation. Lorsque c’est le cas, et que l’employeur informe le salariĂ© qu’il renonce Ă  la rupture conventionnelle, Ă©tant prĂ©cisĂ© qu’il n’a pas Ă  en justifier, une lourde pĂ©riode d’incertitude s’ouvre.

Le non-respect d’un code de dĂ©ontologie peut justifier un licenciement

Les Ă©tablissements financiers prĂ©sentent cette particularitĂ© d’ĂȘtre soumis Ă  des rĂšgles spĂ©cifiques qui s’imposent Ă  leurs salariĂ©s, destinĂ©es entre autres Ă  Ă©viter les conflits d’intĂ©rĂȘts. Cette prĂ©caution, plutĂŽt saine, vise notamment Ă  s’assurer que ces Ă©tablissements et leurs salariĂ©s ne favoriseront pas leur intĂ©rĂȘt personnel au dĂ©triment de celui de leurs clients. A ce titre, l’article L 533-10 du Code monĂ©taire et financier prĂ©voit que les sociĂ©tĂ©s de gestion de portefeuille et les prestataires de services d’investissement mettent en place des rĂšgles et procĂ©dures prĂ©cisant les conditions et limites dans lesquelles leurs salariĂ©s peuvent effectuer pour leur propre compte des transactions personnelles, ces conditions et limites Ă©tant reprises dans le rĂšglement intĂ©rieur de l’entreprise.

Quelques précisions à propos de la clause de non-concurrence

Rappelons que la clause de non-concurrence ne peut constituer une entrave Ă  la libertĂ© fondamentale d’exercer une activitĂ© professionnelle, et que ses conditions de validitĂ© ont Ă©tĂ© posĂ©es par la Chambre sociale de la Cour de cassation depuis prĂšs de vingt ans : une clause de non-concurrence n’est licite que si elle est (1) indispensable Ă  la protection des intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’entreprise, (2) limitĂ©e dans le temps et dans l’espace, (3) qu’elle tient compte des spĂ©cificitĂ©s de l’emploi du salariĂ© et (4) comporte l’obligation pour l’employeur de verser au salariĂ© une contrepartie financiĂšre, ces conditions Ă©tant cumulatives (Cass. Soc. 10 juil. 2002 n° 00-45135). Elle est exigible Ă  compter de la date de dĂ©part effectif du salariĂ© de l’entreprise.

Montant minimum de l’indemnitĂ© spĂ©cifique de rupture conventionnelle

Le montant de l’indemnitĂ© spĂ©cifique de rupture conventionnelle est librement nĂ©gociable entre les parties et ne connaĂźt pas de plafond ; en revanche la loi dĂ©termine un plancher constituant l’indemnitĂ© minimale due par l’employeur en-deçà de laquelle la convention ne sera pas homologuĂ©e par l’administration du travail (sous rĂ©serve qu’elle exerce sa vigilance
).

Contestation d’une sanction disciplinaire aprĂšs l’avoir acceptĂ©e

Dans le cadre de son pouvoir disciplinaire, l’employeur peut prendre diverses sanctions Ă  l’égard d’un salariĂ© qu’il considĂšre fautif, le licenciement Ă©tant Ă©videmment la plus radicale d’entre elles. D’autres mesures moins catĂ©goriques peuvent Ă©galement ĂȘtre prises, en particulier la mise Ă  pied, la mutation ou la rĂ©trogradation, qui affectent la prĂ©sence du salariĂ© dans l’entreprise et assombrissent assez considĂ©rablement son avenir professionnel