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Agression verbale d’un salariĂ© et obligation de sĂ©curitĂ© de l’employeur

Lorsqu’un salariĂ© subit une situation conflictuelle avec un collĂšgue de travail ou avec un responsable hiĂ©rarchique, il est important qu’il ne reste pas isolĂ© et qu’il en informe, par Ă©crit, les instances reprĂ©sentatives du personnel, lorsqu’il en existe dans l’entreprise (dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel, CHSCT, en attendant l’instauration d’un ComitĂ© Social et Économique), ainsi que le responsable des ressources humaines et le mĂ©decin du travail

PrĂ©judice du salariĂ© en l’absence d’instance reprĂ©sentative du personnel

L’organisation d’élections de reprĂ©sentants du personnel est une obligation pour l’employeur dĂšs lors que l’effectif de l’entreprise atteint au moins 11 salariĂ©s pendant 12 mois consĂ©cutifs (article L 2311-2 du Code du travail). Mais il est frĂ©quent dans les petites entreprises que l’employeur omette, sciemment ou non, de satisfaire Ă  cette obligation, Ă©tant prĂ©cisĂ© que les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel sont dĂ©sormais remplacĂ©s par le ComitĂ© Social et Économique, qui est dotĂ© des mĂȘmes attributions.

Une transaction n’est valable qu’aprĂšs la notification du licenciement

La validitĂ© d’une transaction rĂ©pond Ă  des exigences prĂ©cises qui, lorsqu’elles font dĂ©faut, peuvent entraĂźner sa nullitĂ©. Rappelons que la transaction est un acte juridique qui permet, au prix de concessions rĂ©ciproques des parties, qu’en contrepartie de la contestation de son licenciement par un salariĂ©, l’employeur lui verse une indemnitĂ© en rĂ©paration du prĂ©judice qu’il a subi.

Mode de preuve illicite, pas de licenciement pour faute grave

Le recours par l’employeur Ă  un mode de preuve illicite lui interdit de se prĂ©valoir de la reconnaissance par le salariĂ© des faits fautifs qui lui sont reprochĂ©s, il s’agissait en l’occurrence d’un vol, pour le licencier. Si la solution n’est pas inĂ©dite, les circonstances particuliĂšres de cette affaire mĂ©ritent que l’on s’y arrĂȘte. L’employeur, qui exploitait un cafĂ© restaurant, avait licenciĂ© une salariĂ©e pour faute grave, au motif qu’il aurait dĂ©couvert qu’elle avait dĂ©tournĂ© de l’argent en empochant le prix de consommations qu’elle n’avait pas enregistrĂ© en caisse, et qu’elle avait servi gratuitement des consommations Ă  des clients sans y avoir Ă©tĂ© prĂ©alablement autorisĂ©e par son employeur.

Inégalité de traitement entre catégories professionnelles

La Cour de cassation persiste et signe Ă  considĂ©rer que les salariĂ©s cadres et non-cadres ne sont pas placĂ©s dans une situation identique, pour l’attribution d’un avantage, et en consĂ©quence, que l’employeur peut attribuer aux premiers une prime de treiziĂšme mois, sans en faire bĂ©nĂ©ficier les seconds.