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Avis d’inaptitude, l’employeur doit exĂ©cuter loyalement son obligation de reclassement

La dĂ©gradation des conditions de travail d’un salariĂ©, en raison des agissements de l’employeur peut, au mĂȘme titre qu’un accident du travail ou une maladie professionnelle, le placer dans l’incapacitĂ© de reprendre son poste aprĂšs une pĂ©riode d’arrĂȘt de travail, et conduire le mĂ©decin du travail Ă  rendre un avis d’inaptitude dĂ©finitif Ă  son poste. L’employeur est alors obligĂ©, en suite de cet avis, de procĂ©der Ă  une recherche de reclassement dans l’entreprise, et si elle appartient Ă  un groupe, dans les entreprises du groupe situĂ©es en France, afin d’attribuer au salariĂ© un autre poste.

Clause non-concurrence, date d’effet et/ou date de renonciation par l’employeur

La clause de non-concurrence suscite une attention particuliĂšre lorsque le contrat de travail est rompu. Soit, parce que le salariĂ© envisage de travailler dans une entreprise concurrente et espĂšre en consĂ©quence que l’employeur le libĂ©rera de l’obligation de non-concurrence. Inversement, s’il exerce son nouvel emploi dans un secteur d’activitĂ© distinct, le salariĂ© peut avoir avantage Ă  ce que l’employeur applique la clause de non-concurrence et qu’il lui paie la contrepartie financiĂšre qui y est attachĂ©e. Il est habituel que le contrat de travail accorde Ă  l’employeur un dĂ©lai prĂ©cis pour dĂ©lier le salariĂ© de son obligation de non-concurrence.

Peut-on refuser une mutation en raison de ses convictions religieuses ?

Une nouvelle immixtion de la sphĂšre religieuse dans la relation de travail donne Ă  la Chambre sociale de la Cour de cassation l’occasion de rĂ©affirmer une jurisprudence qui est dĂ©jĂ  solidement Ă©tablie. On se souvient que le droit europĂ©en a largement influencĂ© le droit positif, d’abord en inspirant l’introduction d’un nouvel article dans le Code du travail, prĂ©voyant que le rĂšglement intĂ©rieur de l’entreprise pouvait contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralitĂ© et restreignant en consĂ©quence la manifestation des convictions des salariĂ©s si ces restrictions sont justifiĂ©es par l’exercice d’autres libertĂ©s et droits fondamentaux ou par les nĂ©cessitĂ©s du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnĂ©es au but recherchĂ© (article L 1321-2-1 du Code du travail).

PrĂ©vention des risques psychosociaux, l’employeur doit agir !

La prĂ©vention des risques professionnels et le harcĂšlement (moral ou sexuel) sont deux notions importantes, qui sont distinctes, et ne doivent pas ĂȘtre confondues. Chacune peut donner lieu Ă  rĂ©paration pour le salariĂ©. Au titre de l’obligation de sĂ©curitĂ© Ă  laquelle l’employeur est tenu, et qui rĂ©sulte des articles L 4121-1 et L 4121-2 du Code du travail, il lui appartient de prendre les mesures nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© et protĂ©ger la santĂ© physique et mentale des salariĂ©s, c’est Ă  dire d’agir de maniĂšre prĂ©ventive, en amont, pour circonscrire les risques professionnels en mettant notamment en Ɠuvre des principes gĂ©nĂ©raux de prĂ©vention.