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Diminution des responsabilités et contrat de travail

La relation de travail dans une entreprise est sujette Ă  des vicissitudes et le parcours d’un salariĂ© peut alterner plusieurs phases. Ainsi, il peut connaĂźtre une Ă©volution positive pendant une longue pĂ©riode au cours de laquelle, aurĂ©olĂ© de ses succĂšs et soutenu par sa hiĂ©rarchie, il bĂ©nĂ©ficie de marques de reconnaissance qui lui sont accordĂ©es (augmentation de salaire, promotion
), puis aprĂšs la survenance d’un Ă©vĂšnement particulier affectant son environnement professionnel, se voir subitement tomber en disgrĂące et privĂ© d’une part importante de ses attributions.

Licenciement pour inaptitude, l’impossibilitĂ© de reclassement doit ĂȘtre mentionnĂ©e

La chambre sociale de la Cour de cassation Ă©nonce que l’indication de l’inaptitude du salariĂ© Ă  tout poste de travail dans l’entreprise ne saurait Ă  elle-seule suffire et que « ne constitue pas l’Ă©noncĂ© d’un motif prĂ©cis de licenciement, l’inaptitude physique du salariĂ©, sans mention de l’impossibilitĂ© de reclassement »

Droit au paiement de la rémunération variable aprÚs un licenciement nul

Un salariĂ© fait l’objet depuis plusieurs mois d’un harcĂšlement moral continu de la part de son supĂ©rieur hiĂ©rarchique, qui finit par le licencier pour insuffisance professionnelle. Son contrat de travail prĂ©voyait le versement d’une rĂ©munĂ©ration variable Ă  objectifs atteints et imposait, comme souvent, pour que l’intĂ©ressĂ© puisse en bĂ©nĂ©ficier, qu’il soit prĂ©sent dans l’entreprise Ă  la date de fin d’exercice. Or, le salariĂ© est licenciĂ© avant que l’exercice soit clos et l’employeur le prive ainsi de ce complĂ©ment de salaire dont le montant promettait d’ĂȘtre consĂ©quent.

Entreprise en redressement judiciaire et acceptation du CSP

MĂȘme lorsque le salariĂ© accepte le CSP, il est indispensable que la lettre de rupture qui lui est remise vise expressĂ©ment l’ordonnance du juge commissaire, Ă  dĂ©faut son licenciement est dĂ©pourvu de cause rĂ©elle et sĂ©rieuse. Il dispose d’un dĂ©lai d’un an Ă  compter de son adhĂ©sion au CSP pour saisir la juridiction prud’homale afin de faire valoir ses droits.

Y aura-t-il un monde d’aprĂšs en droit du travail ?

On ne cesse de lire et d’entendre les projections en tout genre sur ce que sera « le monde d’aprĂšs »  Ă  supposer qu’il existe. L’idĂ©e d’un « monde d’aprĂšs » nous semble en effet procĂ©der davantage de l’imagination fertile de communicants politiques toujours en mal de nouveaux sujets permettant de fantasmer un hypothĂ©tique avenir meilleur, dĂ©tournant ainsi l’attention d’une actualitĂ© morose.