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Pas de licenciement économique pour les femmes enceintes ou en congé de maternité

L’annĂ©e qui s’achĂšve aura Ă©tĂ© particuliĂšrement marquĂ©e par deux rĂ©formes importantes en droit du travail dont l’apport nous paraĂźt pour le moins mitigĂ© : la loi Travail du 8 aoĂ»t 2016, d’une part, qui a fait l’objet d’une intense contestation avant son adoption, et dont nous avons Ă©voquĂ© certaines dispositions qui auront une incidence certaine Ă  l’égard des salariĂ©s.

Gare aux excĂšs de fin d’annĂ©e !

En cette pĂ©riode de fĂȘtes et d’agapes destinĂ©es Ă  cĂ©lĂ©brer la fin de l’annĂ©e, rappelons, au risque de paraĂźtre rabat-joie, que la sobriĂ©tĂ© est vivement recommandĂ©e sur le lieu de travail et qu’un Ă©tat d’ébriĂ©tĂ©, qui peut ĂȘtre constatĂ© par l’employeur au moyen d’un contrĂŽle d’alcoolĂ©mie, est susceptible d’entrainer un licenciement pour faute grave

Dépassement du forfait jours et travail dissimulé

Les conventions de forfait en jours sur l’annĂ©e, dont le rĂ©gime vient d’ĂȘtre modifiĂ© par la loi Travail du 8 aoĂ»t 2016, prĂ©voient habituellement, par Ă©crit, que le salariĂ© travaille un nombre de jours dĂ©terminĂ© sur l’annĂ©e, dans la limite de 218 jours, et qu’il bĂ©nĂ©ficie en outre de jours de repos destinĂ©s Ă  compenser cette sujĂ©tion (article L 3121-64 du Code du travail).

Pas de rupture conventionnelle en l’absence d’entretien(s)

L’étau dans lequel Ă©taient enserrĂ©s les cas d’annulation d’une rupture conventionnelle se relĂącherait-il (enfin) ? Jusqu’à prĂ©sent, la jurisprudence limitait exclusivement les cas d’annulation d’une rupture conventionnelle Ă  la fraude et au vice du consentement ; toutes tentatives, et elles furent nombreuses, de faire annuler une rupture conventionnelle pour un autre motif Ă©taient irrĂ©mĂ©diablement vouĂ©es Ă  l’échec.