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Tout savoir (ou presque) sur le contrat de travail

Il peut arriver que l’employeur ne remette pas de contrat Ă©crit au salariĂ© lors de son embauche et qu’aprĂšs avoir Ă©tĂ© relancĂ©, il tarde et fasse preuve de mauvaise volontĂ© Ă  remettre au salariĂ© son contrat de travail en bonne et due forme. DĂ©sormais, et c’est une nouveautĂ©, l’article L 1221-5-1 du Code du travail indique la procĂ©dure Ă  suivre. Le salariĂ© met en demeure l’employeur (par lettre recommandĂ©e avec demande d’avis de rĂ©ception) de lui adresser les documents requis.

Évolution des moyens de preuve devant la juridiction prud’homale

Le droit de la preuve connaĂźt actuellement une Ă©volution notable en droit du travail, la Cour de cassation entrouvrant parcimonieusement la possibilitĂ© aux plaideurs d’avoir recours Ă  des moyens qui leur Ă©taient jusqu’à prĂ©sent refusĂ©s. En matiĂšre prud’homale, la preuve est libre ; le juge apprĂ©ciant souverainement la valeur et la portĂ©e des moyen de preuve qui lui sont soumis (Cass. soc. 27 mars 2001 n° 98-44666). Pour autant, la loyautĂ© imposait en effet aux parties de ne pas utiliser comme moyen de preuve, dans le litige qui les opposait devant la juridiction prud’homale, de dispositif clandestin tel qu’un enregistrement tĂ©lĂ©phonique dissimulĂ©.

Licenciement pour faute grave aprĂšs un avis d’inaptitude, est-ce possible ?

Bien que la situation soit assez rare en pratique, il peut arriver qu’un salariĂ© dĂ©clarĂ© inapte Ă  son poste par le mĂ©decin du travail, reçoive dans les jours qui suivent cette dĂ©claration d’inaptitude une convocation Ă  un entretien prĂ©alable Ă  un licenciement pour un motif disciplinaire (faute grave) assorti d’une mise Ă  pied conservatoire. L’employeur invoquant la commission par le salariĂ© de fait qu’il estime fautifs antĂ©rieurs Ă  son inaptitude.

Licenciement d’un lanceur d’alerte et compĂ©tence du Juge des rĂ©fĂ©rĂ©s

La vertu ne compte manifestement pas parmi les principales qualitĂ©s requises, et moins encore rĂ©compensĂ©es, en entreprise. Cette affirmation se vĂ©rifie notamment dans les dĂ©cisions relatives aux lanceurs d’alerte dĂ©nonçant des faits dĂ©lictuels commis par l’employeur, qui se suivent et se ressemblent sur ce point. Le salariĂ© qui a le courage de se livrer Ă  cette dĂ©nonciation le paie souvent cher, au prix d’un licenciement.

Enregistrement Ă  l’insu de l’employeur : dĂ©cision de la Cour d’appel de Paris l’acceptant

Il est souvent difficile pour un salariĂ© malmenĂ© par son employeur et/ou victime de discrimination d’en rapporter la preuve. L’égalitĂ© des armes constitue dans l’entreprise une illusion, le salariĂ© Ă©tant habituellement fort dĂ©muni pour Ă©tablir les malversations dont il est victime. A de rares exception prĂšs, l’employeur se montrera d’une prudence de sioux et fera en sorte de ne laisser aucune trace Ă©crite de ses agissements, en particulier aucun mail.