Cadres et cadres dirigeants

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Cadre dirigeant : jurisprudence récente

La qualification de cadre dirigeant relĂšve d’une dĂ©finition juridique prĂ©cise et la rĂ©fĂ©rence qui y est faite dans le contrat de travail, en considĂ©ration du poste occupĂ© par le salariĂ©, ne doit pas toujours faire illusion. Dit autrement, un niveau Ă©levĂ© dans la hiĂ©rarchie de l’entreprise n’est pas suffisant, en tant que tel, pour qu’un salariĂ© puisse ĂȘtre considĂ©rĂ© comme cadre dirigeant.

Le forfait jours n’est pas applicable aux cadres dirigeants

Le cadre dirigeant se reconnaĂźt aisĂ©ment aux cernes qu’il a sous les yeux en raison d’une charge de travail Ă©crasante et du peu de congĂ©s qu’il prend, il a parfois Ă©galement une dĂ©marche hĂ©sitante, souffrant de maux de dos car ployant sous de lourdes responsabilitĂ©s. En contrepartie de sa durĂ©e de travail accablante et de l’autonomie de dĂ©cision qui lui est accordĂ©e, il bĂ©nĂ©ficie d’une des rĂ©munĂ©rations les plus Ă©levĂ©es de l’entreprise.

N’est pas cadre dirigeant qui veut

« Seuls relĂšvent de la catĂ©gorie des cadres dirigeants ceux qui participent Ă  la direction de l’entreprise. »
Cette affirmation, qui paraĂźt rĂ©sonner avec la force de l’évidence, n’allait pourtant pas de soi, au point qu’il aura fallu que la Cour de cassation l’énonce Ă  nouveau haut et fort dans une rĂ©cente dĂ©cision Ă  valeur de principe (Cass. soc 2 juillet 2014 n° 12-19759).
Rappelons que la catégorie des cadres dirigeants a été introduite tardivement dans le Code du travail, par la loi n° 2000-37 du 19 janvier 2000.