Clause de non-concurrence

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Quels moyens opposer Ă  un employeur qui ne lĂšve pas la clause de non-concurrence ?

De nombreux salariĂ©s nĂ©gligent l’application d’une clause de non-concurrence inscrite dans leur contrat de travail. Soit parce qu’ils ne lui ont pas accordĂ© l’importance qu’elle mĂ©ritait lors de la conclusion du contrat et n’en mesuraient pas justement la portĂ©e, soit tout simplement parce qu’ils n’en ont dĂ©couvert l’existence qu’au moment de la rupture du contrat. Dans les deux cas, quand un salariĂ© s’apprĂȘte Ă  quitter l’entreprise qui l’emploie pour rejoindre une entreprise concurrente ou une autre sociĂ©tĂ© opĂ©rant dans le mĂȘme domaine d’activitĂ© (donc trĂšs souvent visĂ©e par la clause de non-concurrence), il se trouve confrontĂ© Ă  une difficultĂ© de taille


J’ai quittĂ© l’entreprise et l’employeur ne me paie pas la clause de non-concurrence

Il n’est pas si rare qu’un employeur nĂ©glige ou omette l’existence d’une clause de non-concurrence aprĂšs qu’un salariĂ© ait quittĂ© l’entreprise. Rappelons Ă  cet Ă©gard qu’en cas de rupture unilatĂ©rale du contrat de travail (licenciement, dĂ©mission, prise d’acte
) la date d’exigibilitĂ© de la contrepartie financiĂšre de la clause de non-concurrence et la date Ă  compter de laquelle doit ĂȘtre dĂ©terminĂ©e la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence pour le calcul de l’indemnitĂ© de non-concurrence sont celles du dĂ©part effectif du salariĂ© de l’entreprise.

Clause non-concurrence, date d’effet et/ou date de renonciation par l’employeur

La clause de non-concurrence suscite une attention particuliĂšre lorsque le contrat de travail est rompu. Soit, parce que le salariĂ© envisage de travailler dans une entreprise concurrente et espĂšre en consĂ©quence que l’employeur le libĂ©rera de l’obligation de non-concurrence. Inversement, s’il exerce son nouvel emploi dans un secteur d’activitĂ© distinct, le salariĂ© peut avoir avantage Ă  ce que l’employeur applique la clause de non-concurrence et qu’il lui paie la contrepartie financiĂšre qui y est attachĂ©e. Il est habituel que le contrat de travail accorde Ă  l’employeur un dĂ©lai prĂ©cis pour dĂ©lier le salariĂ© de son obligation de non-concurrence.

Clause de non-concurrence et intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’entreprise

La clause de non-concurrence ne doit pas faire obstacle au principe fondamental de libre exercice d’une activitĂ© professionnelle par le salariĂ© et ĂȘtre indispensable Ă  la protection des intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’entreprise. Lorsque ces deux derniĂšres exigences sont en confrontation, il appartient au juge, en prĂ©sence d’une clause de non-concurrence insĂ©rĂ©e dans un contrat de travail, mĂȘme indispensable Ă  la protection des intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’entreprise mais entravant la libertĂ© de travail du salariĂ© en l’empĂȘchant d’exercer une activitĂ© professionnelle conforme Ă  sa formation et Ă  son expĂ©rience professionnelle, d’en restreindre l’application en en limitant l’effet dans le temps, l’espace ou ses autres modalitĂ©s (Cass. Soc. 18 sept. 2002 n° 00-42904).

Clause de non-concurrence : sa contrepartie financiĂšre ne peut ĂȘtre rĂ©duite

Les clauses de non-concurrence suscitent toujours de nombreuses interrogations de la part des salariĂ©s confrontĂ©s Ă  deux types de situation : connaitre les moyens de se dĂ©faire d’une clause qui les entrave, ou au contraire percevoir la contrepartie financiĂšre qui leur est due, alors que l’employeur a nĂ©gligĂ© de lever la clause de non-concurrence et rechigne Ă  payer.