On ne saurait trop exhorter les salariĂ©s Ă lire trĂšs attentivement la formulation dâune clause de mobilitĂ© insĂ©rĂ©e dans leur contrat de travail, tant une rĂ©cente dĂ©cision de la Chambre sociale de la Cour de cassation rĂ©vĂšle une interprĂ©tation extensive du secteur gĂ©ographique dans lequel elle sâapplique.
Rappelons que la validitĂ© dâune clause de mobilitĂ© est subordonnĂ©e Ă la dĂ©finition prĂ©cise de sa zone gĂ©ographique dâapplication, et quâen outre, elle ne peut confĂ©rer Ă lâemployeur le pouvoir dâen Ă©tendre unilatĂ©ralement la portĂ©e.
De sorte, par exemple, quâune clause rĂ©digĂ©e ainsi : « pour des raisons touchant Ă l’organisation et au bon fonctionnement de l’entreprise, nous pouvons ĂȘtre amenĂ©s Ă modifier tout ou partie de votre secteur, ou vous confier tout autre secteur », a Ă©tĂ© jugĂ©e illicite (Cass. soc 19 sept. 2013 n° 11-28657).