Inaptitude

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Avis d’inaptitude, l’employeur doit exĂ©cuter loyalement son obligation de reclassement

La dĂ©gradation des conditions de travail d’un salariĂ©, en raison des agissements de l’employeur peut, au mĂȘme titre qu’un accident du travail ou une maladie professionnelle, le placer dans l’incapacitĂ© de reprendre son poste aprĂšs une pĂ©riode d’arrĂȘt de travail, et conduire le mĂ©decin du travail Ă  rendre un avis d’inaptitude dĂ©finitif Ă  son poste. L’employeur est alors obligĂ©, en suite de cet avis, de procĂ©der Ă  une recherche de reclassement dans l’entreprise, et si elle appartient Ă  un groupe, dans les entreprises du groupe situĂ©es en France, afin d’attribuer au salariĂ© un autre poste.

DiffĂ©rence de traitement illicite d’une indemnitĂ© de licenciement minorĂ©e pour cause d’inaptitude

Un accord collectif peut-il prĂ©voir une indemnitĂ© de licenciement minorĂ©e pour les salariĂ©s licenciĂ©s pour inaptitude ? Une telle injustice heurte l’équitĂ© en raison de l’inĂ©galitĂ© de traitement qu’elle rĂ©serve aux salariĂ©s affectĂ©s d’un Ă©tat de santĂ©, mĂ©dicalement constatĂ©, les empĂȘchant de reprendre leur poste de travail. Elle contrevient en outre au principe de non-discrimination posĂ© par l’article L 1132-1 du Code du travail, qui dispose notamment qu’aucun salariĂ© ne peut ĂȘtre sanctionnĂ©, licenciĂ© ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, en raison de son Ă©tat de santĂ©.

Licenciement pour inaptitude, l’impossibilitĂ© de reclassement doit ĂȘtre mentionnĂ©e

La chambre sociale de la Cour de cassation Ă©nonce que l’indication de l’inaptitude du salariĂ© Ă  tout poste de travail dans l’entreprise ne saurait Ă  elle-seule suffire et que « ne constitue pas l’Ă©noncĂ© d’un motif prĂ©cis de licenciement, l’inaptitude physique du salariĂ©, sans mention de l’impossibilitĂ© de reclassement »

ProcĂ©dure d’inaptitude et obligations de l’employeur

La difficultĂ© des conditions de travail, le surcroit de travail et l’épuisement qui en rĂ©sulte, le burn-out, peuvent entre autres raisons ĂȘtre Ă  l’origine d’une dĂ©gradation de l’état de santĂ© du salariĂ© et justifier son arrĂȘt de travail. Quand cet arrĂȘt de travail se prolonge au-delĂ  de 30 jours, qu’il ait pour cause un accident du travail, une maladie ou un accident non professionnel, le salariĂ© doit passer un examen de reprise du travail rĂ©alisĂ© par le mĂ©decin du travail (article R 4624-31 du Code du travail)