Rupture conventionnelle

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L’annulation d’une rupture conventionnelle

On connait la position de la Cour de cassation s’agissant de la validitĂ© d’une rupture conventionnelle et son application trĂšs favorable de la loi, mĂȘme lorsque existe un diffĂ©rend entre les parties. Les conditions d’une annulation se limitent en effet exclusivement Ă  l’existence d’une fraude ou d’un vice du consentement, dont la preuve risque d’ĂȘtre fort difficile Ă  rapporter par le salariĂ© lĂ©sĂ©.

Rupture conventionnelle pendant un accident du travail

En matiĂšre de rupture conventionnelle, les verrous protecteurs du salariĂ© sautent les uns aprĂšs les autres, rendant quasiment sans limite le recours Ă  ce mode de rupture du contrat de travail. L’office du juge se cantonne Ă  vĂ©rifier l’absence de fraude ou de vice du consentement. Depuis que les premiĂšres dĂ©cisions ont Ă©tĂ© rendues par la Cour de cassation, on constate la faveur permanente dont bĂ©nĂ©ficie ce mode de rupture.

Rupture conventionnelle et transaction (la suite
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A la maniĂšre d’un Ă©difice dont la construction se fait pierre par pierre, la Cour de cassation vient de consolider les premiers acquis. On savait dĂ©jĂ  que le socle conditionnant la validitĂ© de la rupture conventionnelle, reposait de façon quasiment exclusive sur la libertĂ© de consentement des parties, et plus particuliĂšrement sur celle du salariĂ©.

Journée faste pour la rupture conventionnelle

La Cour de cassation vient Ă  nouveau de dĂ©montrer, s’il en Ă©tait encore besoin, par quatre dĂ©cisions rendues le 29 janvier 2014, l’interprĂ©tation trĂšs souple qu’elle accorde aux conditions de validitĂ© de la rupture conventionnelle.

Rappelons-nous que ce mode de rupture du contrat de travail, appelĂ© de leurs vƓux par les employeurs qui y trouvaient un moyen simple leur Ă©vitant l’énonciation d’un motif et l’application d’une procĂ©dure trĂšs encadrĂ©e, a trouvĂ© un Ă©cho favorable auprĂšs de la Haute Cour.

Alors que des divergences existaient entre plusieurs Cours d’appel sur le point de savoir si l’existence d’un litige entre les parties faisait obstacle Ă  la conclusion d’une rupture conventionnelle, la Cour de cassation avait Ă©noncĂ© pour la premiĂšre fois que « l’existence, au moment de sa conclusion, d’un diffĂ©rend entre les parties au contrat de travail n’affecte pas par elle-mĂȘme la validitĂ© de la convention de rupture » (Cass. soc 23 mai 2013 n° 12-13865).

Une rupture conventionnelle est possible en cas de maladie de longue durée

Les limites relatives aux conditions de conclusion d’une rupture conventionnelle sont sans cesse repoussĂ©es par la Cour de cassation, qui fait du consentement libre et Ă©clairĂ© du salariĂ© un critĂšre exclusif de validitĂ©, dont elle livre une interprĂ©tation trĂšs extensive.

Des interrogations planaient notamment sur la possibilitĂ© offerte Ă  un salariĂ© en arrĂȘt maladie de longue durĂ©e, d’avoir recours Ă  ce mode de rupture de son contrat de travail.

La question pouvait lĂ©gitimement ĂȘtre posĂ©e, tant il est vrai qu’un salariĂ©, en arrĂȘt maladie pendant plusieurs mois, se trouve parfois dans un Ă©tat de vulnĂ©rabilitĂ© tel, que son discernement est susceptible d’ĂȘtre altĂ©rĂ© et son consentement viciĂ©.