Rupture conventionnelle

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Etude sur les salariés ayant signé une rupture conventionnelle

La direction des Ă©tudes statistiques du ministĂšre du Travail et de l’Emploi vient de publier une Ă©tude particuliĂšrement riche d’enseignement sur « les salariĂ©s ayant signĂ© une rupture conventionnelle », et notamment sur les raisons qui les y ont incitĂ©es (analyses DARES, octobre 2013 n° 064).

On y apprend notamment qu’en 2012, les ruptures conventionnelles ont reprĂ©sentĂ© 16 % des fins de contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e, et que leur succĂšs allait grandissant puisqu’il s’en est conclu 11 % de plus qu’en 2011, soit un nombre de 320 000.

Il est nĂ©anmoins possible que ce rythme se ralentisse en 2013, en raison de la majoration du coĂ»t de la rupture conventionnelle pour les employeurs, liĂ©e Ă  l’intĂ©gration d’un forfait social de 20 %, Ă  leur charge, Ă  compter du 1er janvier 2013.

Rupture conventionnelle et transaction

La souplesse dont la Cour de cassation fait preuve Ă  l’égard de la rupture conventionnelle vient de recevoir une nouvelle illustration (Cass. soc 26 juin 2013 n° 12-15208).

Nous avons déjà amplement commenté ce mode de rupture du contrat de travail, dont la validité exige le commun accord des parties (article L 1237-11 du Code du travail).

Mais il n’est pourtant pas rare que l’employeur use de son ascendant Ă  l’égard d’un salariĂ© afin de le contraindre Ă  accepter une rupture conventionnelle.

L’office du juge, saisi d’un recours en annulation d’une rupture conventionnelle, consiste donc essentiellement Ă  s’assurer de la validitĂ© du consentement donnĂ© par le salariĂ©.

Une rupture conventionnelle est possible en cas de différend

La Cour de cassation vient de rĂ©pondre Ă  une question importante, qui divisait les cours d’appel : salariĂ© et employeur peuvent-ils conclure une rupture conventionnelle lorsqu’existe entre eux un diffĂ©rend ?
La rĂ©ponse est affirmative (Cass. soc 23 mai 2013 n° 12-13865), ce qui n’est pas forcĂ©ment de bon augure pour les salariĂ©s.

Rupture conventionnelle : le dĂ©lai pour demander son annulation est d’un an, sans exception

Chaque mois apporte son lot de décisions de la Cour de cassation relatives à la rupture conventionnelle, contribuant ainsi à en fixer de maniÚre plus précise le régime.

Le dernier arrĂȘt en date n’est pas sans rĂ©vĂ©ler quelque surprise (Cass. soc 10 avril 2013 n° 11-15651).

Il convient de rappeler, pour en comprendre la portĂ©e, que lorsqu’un salariĂ©, tout en poursuivant sa relation de travail, reproche Ă  son employeur de graves manquements de nature Ă  affecter son contrat de travail (non-paiement d’heures supplĂ©mentaires, surcharge de travail, manquement Ă  l’obligation de sĂ©curité ) il peut saisir le Conseil de Prud’hommes d’une demande de rĂ©siliation judiciaire aux torts de son employeur.

Rupture conventionnelle ou licenciement : petits arrangements entre amis

Il Ă©tait un temps, pas si lointain, oĂč un employeur qui souhaitait licencier un salariĂ©, mais n’avait aucun motif pour le faire, procĂ©dait Ă  ce que l’on appelait pudiquement un « licenciement arrangé ». Cette expression, composĂ©e de deux termes qui Ă  priori s’accordent difficilement, illustre un mĂ©canisme consistant, pour l’employeur soucieux de circonscrire les risques de contentieux, Ă  conclure avec le salariĂ© une transaction, prĂ©voyant qu’en contrepartie du paiement d’une certaine somme, il renonce Ă  toute action judiciaire en contestation de son congĂ©diement.