@NicoWebmaster

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Que risque-t-on Ă  ne pas respecter une clause de non-concurrence ?

La clause de non-concurrence insĂ©rĂ©e dans un contrat de travail n’est pas une clause de style et rĂ©pond Ă  l’exigence de l’employeur d’empĂȘcher un salariĂ© qui quitte l’entreprise d’aller exercer ses talents chez un concurrent, moyennant le versement d’une contrepartie financiĂšre dont le montant ne doit pas ĂȘtre dĂ©risoire. Sous rĂ©serve de sa validitĂ©, elle lie incontestablement les parties qui l’ont conclue et ne doit donc pas ĂȘtre mĂ©connue par le salariĂ©, sous rĂ©serve de l’exposer Ă  des dĂ©convenues.

Vidéosurveillance portant atteinte à la vie personnelle : licenciement injustifié

L’installation de camĂ©ras de surveillance dans l’entreprise n’autorise pas l’employeur Ă  en dĂ©tourner la finalitĂ© et Ă  utiliser les images qu’il a captĂ©es en toutes circonstances, la licĂ©itĂ© de ce dispositif fixe les limites de l’usage qui peut ĂȘtre fait de ces images. C’est ce que vient de confirmer une dĂ©cision de la Chambre sociale de la Cour de cassation, qui refuse de retenir des images ayant justifiĂ©, d’aprĂšs l’employeur, le licenciement d’un salariĂ© pour faute grave, et prĂ©cise que la vidĂ©osurveillance ne peut attenter Ă  la vie personnelle du salariĂ©.

Agression physique = licenciement pour faute grave

La faute grave se dĂ©finit, on le sait, par ses consĂ©quences : elle doit ĂȘtre d’une gravitĂ© telle qu’elle rend impossible le maintien du salariĂ© dans l’entreprise. Si les cas de recours Ă  la faute grave en toutes circonstances par l’employeur ont la fĂącheuse tendance Ă  se multiplier, c’est prĂ©cisĂ©ment parce qu’elle justifie un dĂ©part immĂ©diat du salariĂ© de l’entreprise, l’employeur se dispensant de la sorte du paiement du prĂ©avis et de l’indemnitĂ© de licenciement.

HarcÚlement (moral ou sexuel), quel délai pour agir ?

Le harcĂšlement, qu’il soit moral ou sexuel, est une situation qui laisse souvent le ou la salariĂ©(e) qui le subit dĂ©vastĂ©(e) et qui nĂ©cessite que le temps remplisse son Ɠuvre avant qu’il ou elle parvienne Ă  s’en remettre. Or, l’action en rĂ©paration que la victime de tels agissements souhaitera engager, lorsqu’elle sera en capacitĂ© psychologique de le faire, est soumise au temps judiciaire qui fixe des limites prĂ©cises au-delĂ  desquelles il n’est plus possible d’agir. Une telle action est en effet soumise Ă  des dĂ©lais de prescription.

Manquements de l’employeur empĂȘchant la poursuite du contrat de travail

La Chambre sociale de la Cour de cassation considĂšre en effet que lorsque les manquements qu’il commet sont d’une gravitĂ© suffisante pour empĂȘcher la poursuite du contrat de travail, le salariĂ© est fondĂ© Ă  en tirer les consĂ©quences en poursuivant la rupture du contrat de travail Ă  ses torts. L’initiative du salariĂ© prend soit la forme d’une prise d’acte, qui produit un effet immĂ©diat, soit celle d’une rĂ©siliation judiciaire du contrat de travail, qu’il demande Ă  la juridiction prud’homale de prononcer. Un examen rapide de la jurisprudence permet de dresser un aperçu non exhaustif de manquements de l’employeur ayant justifiĂ© la rupture du contrat de travail Ă  ses torts.