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Rupture conventionnelle : le dĂ©lai pour demander son annulation est d’un an, sans exception

Chaque mois apporte son lot de décisions de la Cour de cassation relatives à la rupture conventionnelle, contribuant ainsi à en fixer de maniÚre plus précise le régime.

Le dernier arrĂȘt en date n’est pas sans rĂ©vĂ©ler quelque surprise (Cass. soc 10 avril 2013 n° 11-15651).

Il convient de rappeler, pour en comprendre la portĂ©e, que lorsqu’un salariĂ©, tout en poursuivant sa relation de travail, reproche Ă  son employeur de graves manquements de nature Ă  affecter son contrat de travail (non-paiement d’heures supplĂ©mentaires, surcharge de travail, manquement Ă  l’obligation de sĂ©curité ) il peut saisir le Conseil de Prud’hommes d’une demande de rĂ©siliation judiciaire aux torts de son employeur.

Heures supplémentaires et travail dissimulé

Une fois la preuve de ces heures rapportĂ©e, reste Ă  Ă©voquer leur paiement et l’incidence que peut avoir l’absence de mention des heures supplĂ©mentaires sur le bulletin de paie. La loi prĂ©voit que les heures supplĂ©mentaires accomplies au-delĂ  de la durĂ©e lĂ©gale hebdomadaire (35 heures) donnent lieu Ă  une majoration de salaire de 25 % pour chacune des huit premiĂšres heures, et de 50 % pour les heures suivantes, sauf si des dispositions conventionnelles prĂ©voient une majoration diffĂ©rente (article L 3121-22 du Code du travail).

La libertĂ© d’expression du salariĂ©

La libertĂ© d’expression fait partie de ces libertĂ©s fondamentales protĂ©gĂ©es par les sources du droit les plus Ă©levĂ©es dans la hiĂ©rarchie des normes (article 10 de la Convention EuropĂ©enne de Sauvegarde des Droits de l’Homme, article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union europĂ©enne, article 11 de la DĂ©claration des Droits de l’Homme et du Citoyen, du 26 aoĂ»t 1789).

ResponsabilitĂ© de l’employeur en cas de burn-out du salariĂ©

Les rĂ©centes dĂ©cisions de la Cour de cassation marquent une heureuse Ă©volution, en ce qu’elles considĂšrent dĂ©sormais que l’employeur engage sa responsabilitĂ© lorsqu’un salariĂ© est victime d’un burn-out liĂ© Ă  la dĂ©gradation de ses conditions de travail dans l’entreprise.

Nous avions dĂ©jĂ  soulignĂ© que, dans le cadre du contrat de travail, l’employeur est dĂ©biteur d’une obligation de sĂ©curitĂ©, qui est une obligation de rĂ©sultat.

La CNIL interdit l’utilisation par l’employeur de logiciels espions

La tentation peut ĂȘtre grande pour un employeur de surveiller l’activitĂ© de ses salariĂ©s, en contrĂŽlant leur productivitĂ©.

Le poste informatique qu’il met Ă  leur disposition dans l’entreprise constitue l’outil idĂ©al pour lui en fournir les moyens.

À cet Ă©gard, on trouve facilement sur le marchĂ© des logiciels espions, dĂ©nommĂ©s « keyloggers », qui permettent d’enregistrer toutes les frappes effectuĂ©es par un salariĂ© sur son clavier.