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En cas de harcĂšlement moral, la rupture conventionnelle n’est pas nĂ©cessairement annulĂ©e…

Le salariĂ© victime de harcĂšlement moral a lĂ©gitimement hĂąte que cette situation insupportable s’arrĂȘte. Mais le salariĂ© libĂ©rĂ© du calvaire qu’il Ă©prouvait peut a posteriori ressentir une frustration et considĂ©rer que l’employeur s’en est dĂ©cidĂ©ment sorti avec une facilitĂ© dĂ©concertante, en faisant d’une pierre deux coups. Émerge alors dans l’esprit du salariĂ© la volontĂ© de demander en justice l’annulation de la rupture conventionnelle qu’il a conclue et de faire ainsi en sorte que l’employeur soit sanctionnĂ©

RĂ©intĂ©gration d’une salariĂ©e aprĂšs la nullitĂ© de son licenciement liĂ© Ă  son Ă©tat de grossesse

L’état de grossesse est rarement vu d’un bon Ɠil par l’employeur, qui y associe souvent l’absentĂ©isme de la salariĂ©e et une moindre implication Ă  son poste. Le lĂ©gislateur a instaurĂ© une protection lĂ©gale qui met en principe la femme en Ă©tat de grossesse puis aprĂšs son accouchement, Ă  l’abri d’une mesure de rĂ©torsion de l’employeur liĂ©e Ă  cet Ă©tat et notamment de la sanction ultime que constitue le licenciement.

Nouvelle illustration d’une requalification d’un autoentrepreneur en salariĂ©

L’arrĂȘt Take Eat Easy du 28 novembre 2018 avait fait date, en requalifiant en contrat de travail la relation professionnelle qui unissait un coursier Ă  vĂ©lo, enregistrĂ© sous le statut d’autoentrepreneur, Ă  une plateforme sur Internet de livraison de repas Ă  domicile. La fiction de travailleur indĂ©pendant de ce coursier avait Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ©e par la Chambre sociale de la Cour de cassation, qui avait constatĂ© que la rĂ©alitĂ© Ă©tait tout autre et avait considĂ©rĂ© qu’existait un lien de subordination caractĂ©risant le contrat de travail.

Conditions de validité de la vidéosurveillance en entreprise

Les images d’une vidĂ©osurveillance mise en place par l’employeur peuvent-elles fonder le licenciement d’un salariĂ©. La libertĂ© individuelle des salariĂ©s se trouve ainsi confrontĂ©e aux impĂ©ratifs de sĂ©curitĂ© invoquĂ©s, Ă  tort ou Ă  raison, par l’employeur. S’il n’est pas contestĂ© que l’employeur a le droit, et mĂȘme le pouvoir, reconnu par la Chambre sociale de la Cour de cassation, de contrĂŽler et de surveiller l’activitĂ© de ses salariĂ©s pendant le temps de travail, (Cass. Soc. 14 mars 2000 n° 98-42090, Cass. Soc. 4 juill. 2012 n° 11-30266), il n’en doit pas moins respecter certaines exigences posĂ©es par la loi