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Heures supplémentaires, travail dissimulé et élément intentionnel

L’accomplissement d’heures supplĂ©mentaires par le salariĂ© ouvre Ă©videmment droit Ă  une majoration de salaire, dont la loi a cependant rĂ©duit le montant le taux Ă  un minimum de 10 % en cas d’existence d’un accord collectif le prĂ©voyant (article L 3121-33 du Code du travail). En outre, lorsque l’employeur mentionne, intentionnellement, sur le bulletin de paie un nombre d’heures de travail infĂ©rieur Ă  celui rĂ©ellement accompli par le salariĂ©, ce fait est constitutif de travail dissimulĂ© (article L 8221-5 du Code du travail), ce qui ouvre droit.

Le refus d’une modification du taux de commissionnement, motif de licenciement injustifiĂ©

La rĂ©munĂ©ration variable d’un salariĂ© constitue, on le sait, un Ă©lĂ©ment du contrat de travail. Ainsi, une modification de son taux de commissionnement, ayant nĂ©cessairement une incidence sur sa rĂ©munĂ©ration, ne peut ĂȘtre imposĂ©e par l’employeur et nĂ©cessite, pour ĂȘtre valable, que le salariĂ© y consente. Son refus d’une proposition de modification du commissionnement, faite par l’employeur, ne constitue donc pas un motif de licenciement.

Le Conseil de prud’hommes de Paris Ă  l’aune du barĂšme Macron

Rares sont les semaines qui s’écoulent sans que le barĂšme Macron, qui fixe le montant des dommages intĂ©rĂȘts accordĂ©s Ă  un salariĂ© dont le licenciement est jugĂ© sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse, ne soit remis en cause par le jugement d’un Conseil de Prud’hommes. Ils lui reprochent, Ă  juste titre, son absence de conformitĂ© aux engagements internationaux ratifiĂ©s par la France, et plus particuliĂšrement Ă  l’article 10 de la convention n° 158 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Report de l’entretien prĂ©alable et licenciement injustifiĂ©

L’entretien prĂ©alable Ă  un licenciement est une formalitĂ© prĂ©vue par la loi, au cours de laquelle l’employeur expose au salariĂ© les raisons pour lesquelles il envisage de le licencier, et recueille ses explications. De nombreux salariĂ©s vivent avec apprĂ©hension ce moment dĂ©sagrĂ©able, craignant de s’entendre assĂ©ner des reproches qu’ils considĂšrent injustifiĂ©s et s’interrogent sur l’utilitĂ© d’y assister.

Rupture conventionnelle aprÚs que le salarié ait été déclaré inapte

La rupture conventionnelle est Ă  la fĂȘte
 plus rien ne l’arrĂȘte ! Nous avions dĂ©jĂ  constatĂ© la grande permissivitĂ© que la Chambre sociale de la Cour de cassation accordait Ă  ce mode de rupture du contrat de travail, mais une ultime interrogation persistait aprĂšs que les digues aient cĂ©dĂ© les unes aprĂšs les autres : un salariĂ© et un employeur peuvent-il valablement conclure une rupture conventionnelle aprĂšs qu’un avis d’inaptitude ait Ă©tĂ© rendu par le mĂ©decin du travail Ă  la suite d’un arrĂȘt de travail du salariĂ© pour cause d’accident du travail ?