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Les dangers de la prise d’acte

La prise d’acte, que nous avons Ă©voquĂ©e Ă  de multiples reprises est un mode de rupture du contrat de travail Ă  l’initiative du salariĂ© qui, lorsqu’il est justifiĂ©, produit les effets d’un licenciement dĂ©pourvu de cause rĂ©elle et sĂ©rieuse, permettant ainsi Ă  son auteur d’obtenir des dommages intĂ©rĂȘts.
Pour conduire les juges Ă  reconnaĂźtre le bien-fondĂ© de la prise d’acte, les faits qui en sont Ă  l’origine doivent constituer de graves manquements de l’employeur Ă  ses obligations contractuelles (absence de paiement des heures supplĂ©mentaires, manquement Ă  l’obligation de sĂ©curitĂ©, non-respect des dispositions relatives au repos hebdomadaire, entre autres).

De nouvelles rùgles d’indemnisation du chîmage à compter du 1er juillet 2014

Les rĂšgles d’indemnisation du chĂŽmage seront modifiĂ©es Ă  compter du 1er juillet 2014, aprĂšs l’accord qui vient d’ĂȘtre conclu entre les partenaires sociaux le 22 mars dernier.
En prĂ©ambule de cet accord, les parties rappellent l’ampleur historique du dĂ©ficit cumulĂ© du rĂ©gime d’assurance chĂŽmage au 31 dĂ©cembre 2013, d’un montant de 17,8 milliards d’euros, en sorte que les modifications attendues comportent certes une avancĂ©e non nĂ©gligeable en matiĂšre de « droits rechargeables », mais par ailleurs minorent le montant de l’assurance chĂŽmage, pour les salariĂ©s ayant un salaire supĂ©rieur Ă  2 054 €.

Clause parachute pour salarié de haut vol

Il arrive que le contrat de travail de certains salariĂ©s, privilĂ©giĂ©s, comporte une clause particuliĂšre, communĂ©ment dĂ©nommĂ©e « clause parachute », prĂ©voyant qu’en cas de survenance d’un Ă©vĂ©nement prĂ©cis susceptible d’affecter la pĂ©rennitĂ© de la relation contractuelle, et ayant pour effet de modifier significativement les fonctions et/ou les responsabilitĂ©s de l’intĂ©ressĂ©, le contrat de travail sera rompu et l’employeur lui versera une somme forfaitaire dĂ©terminĂ©e par avance.

Une telle clause, Ă©laborĂ©e dans l’intĂ©rĂȘt des deux parties, permet Ă  l’employeur de s’attacher durablement les compĂ©tences d’un salariĂ© de haut niveau, lequel sera corrĂ©lativement rassurĂ© par la perspective du versement d’un capital, si d’aventure, la gouvernance de l’entreprise venait Ă  changer, et que son avenir professionnel y Ă©tait compromis.

L’avocat et le secret professionnel

Les avocats viennent de se mobiliser massivement, Ă  l’occasion d’une actualitĂ© rĂ©cente, au nom de la violation du sacrosaint secret professionnel qui leur est accordĂ© par la loi.
La perspective qu’un magistrat puisse, dans le cadre d’une information judiciaire dont il est saisi, avoir incidemment Ă©coutĂ© les conversations tĂ©lĂ©phoniques que l’ancien PrĂ©sident de la RĂ©publique a eues avec son avocat, a suscitĂ© une levĂ©e de bouclier et provoquĂ© l’émoi au palais de justice.
Mais quel est donc ce secret professionnel, ayant quasiment valeur de sanctuaire, qui protĂšge ainsi les avocats et leurs clients ?

Nouvelle loi pour combattre la discrimination liée au lieu de résidence

Le principe de non-discrimination en droit du travail vient d’ĂȘtre Ă©largi par la loi Ă  une nouvelle condition tenant au lieu de rĂ©sidence.
La loi du 21 fĂ©vrier 2014 de programmation pour la ville et la cohĂ©sion urbaine (n° 2014-173) a en effet intĂ©grĂ© dans le Code du travail les difficultĂ©s d’accĂšs Ă  l’emploi que pouvaient rencontrer des personnes rĂ©sidant dans des lieux dĂ©favorisĂ©s, en adoptant deux types de dispositions.
D’une part, l’article L 1132-1 du Code du travail prĂ©voit qu’aucune personne ne peut ĂȘtre Ă©cartĂ©e d’une procĂ©dure de recrutement ou de l’accĂšs Ă  un stage ou Ă  une pĂ©riode de formation en entreprise, aucun salariĂ© ne peut ĂȘtre sanctionnĂ©, licenciĂ© ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment, en raison de son lieu de rĂ©sidence.
D’autre part, et la nouveau mĂ©rite d’ĂȘtre soulignĂ©e, la loi prĂ©voit Ă©galement que les mesures prises en faveur des personnes rĂ©sidant dans certaines zones gĂ©ographiques et visant Ă  favoriser l’Ă©galitĂ© de traitement ne constituent pas une discrimination, ce qui constitue un des rares cas de discrimination, dite positive, prĂ©vus par le Code du travail (article L 1133-5 du Code du travail).