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Retour de congĂ© de maternitĂ© : quelles sont les obligations de l’employeur ?

Le retour dans l’entreprise aprĂšs la pĂ©riode de suspension de son contrat de travail est souvent un moment lourd d’apprĂ©hension pour la salariĂ©e et suscite frĂ©quemment des interrogations sur le poste qu’elle retrouvera, en particulier lorsqu’il a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  une autre salariĂ©e. La loi prĂ©voit qu’à l’issue du congĂ© de maternitĂ©, la salariĂ©e retrouve son prĂ©cĂ©dent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rĂ©munĂ©ration au moins Ă©quivalente (article L 1225-25 du Code du travail). pendant cette absence.

Licenciement d’une salariĂ©e pour avoir approuvĂ© des contenus sur Facebook

Un employeur est-il en droit de licencier une salariĂ©e pour avoir inscrit la mention « j’aime » Ă  la suite de plusieurs pages Facebook dont elle approuvait le contenu ? La rĂ©ponse Ă  cette interrogation, qui touche Ă  la libertĂ© d’expression, est Ă©videmment nĂ©gative, la libertĂ© d’expression Ă©tant consacrĂ©e comme une libertĂ© fondamentale, soutenue par des textes internes (constitution) et internationaux (article 10 CEDH, article 11 Charte des Droits fondamentaux de l’Union EuropĂ©enne
) Ă  trĂšs forte valeur protectrice, et seul un abus pourrait le cas Ă©chĂ©ant justifier une sanction de son auteur.

Incidence du pass sanitaire Ă  l’Ă©gard des salariĂ©s

Le premier ministre a prĂ©sentĂ© un projet de loi n° 4386 le 20 juillet 2021 « relatif Ă  la gestion de la crise sanitaire », dont l’énoncĂ© des motifs prĂ©cise que « si la campagne de vaccination offre des perspectives de sortie durable de la crise sanitaire
  la circulation croissante du variant Delta du virus SARS‑CoV‑2, conjuguĂ©e aux spĂ©cificitĂ©s de la pĂ©riode estivale, crĂ©e des risques avĂ©rĂ©s de rebond Ă©pidĂ©mique gĂ©nĂ©ralisĂ© dĂšs l’étĂ©, en l’absence de nouvelles mesures de gestion. La loi prĂ©voit que les salariĂ©s ne pourront plus exercer leur activitĂ© Ă  compter du 15 septembre 2021 s’ils n’ont pas prĂ©sentĂ© le justificatif de l’administration des doses de vaccins requises ou le rĂ©sultat, pour sa durĂ©e de validitĂ©, du test virologique ne concluant pas Ă  une contamination par la covid-19.

Pouvoir disciplinaire de l’employeur, nouvelles prĂ©cisions

Si l’employeur dispose du pouvoir disciplinaire lui permettant de sanctionner un salariĂ© qu’il considĂšre fautif, conformĂ©ment aux prĂ©visions de l’article L 1331-1 du Code du travail, la jurisprudence a instaurĂ© des garde-fous qui fixent des limites Ă  ce pouvoir et soustraient le salariĂ© Ă  la mainmise de l’employeur, rendant sa sanction inopĂ©rante. Le qualificatif d’employeur s’applique en premier lieu au dĂ©tenteur du pouvoir de direction, de sorte qu’un supĂ©rieur hiĂ©rarchique titulaire d’un pouvoir disciplinaire ou un Directeur des Ressources Humaines personnifient Ă  n’en pas douter l’employeur et sont Ă  ce titre habilitĂ©s Ă  sanctionner un salariĂ©. Mais il s’applique en outre au supĂ©rieur hiĂ©rarchique du salariĂ©, titulaire ou non du pouvoir disciplinaire

Licenciement d’un lanceur d’alerte et charge de la preuve

La jurisprudence de la Chambre sociale de la Cour de cassation vient de s’enrichir d’une dĂ©cision importante pour les salariĂ©s lanceurs d’alerte, visant Ă  renforcer la protection lĂ©gale dont ils bĂ©nĂ©ficient. On se souvient que le salariĂ© qui relate ou tĂ©moigne, de bonne foi, de faits constitutifs d’un dĂ©lit ou d’un crime dont il aurait eu connaissance dans l’exercice de ses fonctions ne peut ĂȘtre sanctionnĂ© ou licenciĂ© pour ce motif, Ă  peine de nullitĂ© (articles L 1132-3-3 et L 1132-4 du Code du travail).