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PĂ©riode d’essai et durĂ©e raisonnable

La durĂ©e de la pĂ©riode d’essai a longtemps Ă©tĂ© fixĂ©e par les conventions collectives, le lĂ©gislateur laissant aux partenaires sociaux le soin de s’accorder sur ce sujet. La loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 a cependant instaurĂ© des durĂ©es prĂ©cises Ă  la pĂ©riode d’essai et Ă  son Ă©ventuel renouvellement, en distinguant selon les classifications des salariĂ©s. L’article L 1221-19 du Code du travail prĂ©voit ainsi que la durĂ©e maximale de la pĂ©riode d’essai est de deux mois pour les ouvriers et employĂ©s, trois mois pour les agents de maĂźtrise et techniciens, quatre mois pour les cadres ; durĂ©e pouvant ĂȘtre renouvelĂ©e une fois pour la mĂȘme pĂ©riode, portant ainsi les durĂ©es maximales, renouvellement inclus, respectivement Ă  quatre, six et huit mois (article L 1221-21)

Licenciement d’une salariĂ©e ayant refusĂ© de prĂȘter serment

Certaines affaires relĂšvent de la saga judiciaire et font l’objet de rebondissements procĂ©duraux qui ont pour consĂ©quence, aprĂšs moult revirements, d’apporter une solution Ă  un litige qui paraissait d’une confondante simplicitĂ©, plus d’une dĂ©cennie aprĂšs que le salariĂ© ait introduit son action devant la juridiction prud’homale. C’est l’illustration d’un temps judiciaire suspendu, au rythme ralenti, et l’ignorance que derriĂšre chaque dossier aux dĂ©lais interminables se tient un justiciable qui attend, souvent dans l’angoisse et l’incomprĂ©hension, une issue qu’il espĂšre heureuse


Que risque-t-on Ă  ne pas respecter une clause de non-concurrence ?

La clause de non-concurrence insĂ©rĂ©e dans un contrat de travail n’est pas une clause de style et rĂ©pond Ă  l’exigence de l’employeur d’empĂȘcher un salariĂ© qui quitte l’entreprise d’aller exercer ses talents chez un concurrent, moyennant le versement d’une contrepartie financiĂšre dont le montant ne doit pas ĂȘtre dĂ©risoire. Sous rĂ©serve de sa validitĂ©, elle lie incontestablement les parties qui l’ont conclue et ne doit donc pas ĂȘtre mĂ©connue par le salariĂ©, sous rĂ©serve de l’exposer Ă  des dĂ©convenues.

Vidéosurveillance portant atteinte à la vie personnelle : licenciement injustifié

L’installation de camĂ©ras de surveillance dans l’entreprise n’autorise pas l’employeur Ă  en dĂ©tourner la finalitĂ© et Ă  utiliser les images qu’il a captĂ©es en toutes circonstances, la licĂ©itĂ© de ce dispositif fixe les limites de l’usage qui peut ĂȘtre fait de ces images. C’est ce que vient de confirmer une dĂ©cision de la Chambre sociale de la Cour de cassation, qui refuse de retenir des images ayant justifiĂ©, d’aprĂšs l’employeur, le licenciement d’un salariĂ© pour faute grave, et prĂ©cise que la vidĂ©osurveillance ne peut attenter Ă  la vie personnelle du salariĂ©.

Agression physique = licenciement pour faute grave

La faute grave se dĂ©finit, on le sait, par ses consĂ©quences : elle doit ĂȘtre d’une gravitĂ© telle qu’elle rend impossible le maintien du salariĂ© dans l’entreprise. Si les cas de recours Ă  la faute grave en toutes circonstances par l’employeur ont la fĂącheuse tendance Ă  se multiplier, c’est prĂ©cisĂ©ment parce qu’elle justifie un dĂ©part immĂ©diat du salariĂ© de l’entreprise, l’employeur se dispensant de la sorte du paiement du prĂ©avis et de l’indemnitĂ© de licenciement.