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Montant minimum de l’indemnitĂ© spĂ©cifique de rupture conventionnelle

Le montant de l’indemnitĂ© spĂ©cifique de rupture conventionnelle est librement nĂ©gociable entre les parties et ne connaĂźt pas de plafond ; en revanche la loi dĂ©termine un plancher constituant l’indemnitĂ© minimale due par l’employeur en-deçà de laquelle la convention ne sera pas homologuĂ©e par l’administration du travail (sous rĂ©serve qu’elle exerce sa vigilance
).

Contestation d’une sanction disciplinaire aprĂšs l’avoir acceptĂ©e

Dans le cadre de son pouvoir disciplinaire, l’employeur peut prendre diverses sanctions Ă  l’égard d’un salariĂ© qu’il considĂšre fautif, le licenciement Ă©tant Ă©videmment la plus radicale d’entre elles. D’autres mesures moins catĂ©goriques peuvent Ă©galement ĂȘtre prises, en particulier la mise Ă  pied, la mutation ou la rĂ©trogradation, qui affectent la prĂ©sence du salariĂ© dans l’entreprise et assombrissent assez considĂ©rablement son avenir professionnel


L’employeur ne peut modifier les objectifs qu’il a fixĂ©s en cours d’exercice

Les discussions avec l’employeur sur la fixation des objectifs pour l’annĂ©e Ă  venir sont souvent un moment dĂ©licat, sujet de confrontation entre une volontĂ© de les rendre systĂ©matiquement plus ambitieux, d’un cĂŽtĂ©, et de faire preuve de rĂ©alisme en tenant compte des circonstances, de l’autre. Invariablement en effet, l’employeur a tendance Ă  les rendre plus difficiles Ă  atteindre, y compris lorsque les conditions ne sont pas favorables, attendant (presque) toujours du salariĂ© qu’il fournisse des efforts supplĂ©mentaires.

NullitĂ© du licenciement d’une salariĂ©e refusant de retirer son voile

Le lĂ©gislateur de 2010 a interdit dans l’espace public le port d’une tenue destinĂ©e Ă  dissimuler son visage (article 1 loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010) Une telle restriction n’existe cependant pas dans l’espace privĂ©, auquel appartient l’entreprise, qui reste placĂ© sous l’autoritĂ© de l’employeur. La Chambre sociale de la Cour de cassation a donc forgĂ© sa jurisprudence

BarĂšme Macron, la Cour d’appel de paris rĂ©siste

On ne prĂ©sente plus dĂ©sormais l’inĂ©vitable barĂšme Macron, qui est progressivement rentrĂ© dans le paysage juridique mais contre lequel, fort heureusement, certains avocats continuent de s’élever. La Cour d’appel de Paris (pĂŽle 6, 11Ăšme Chambre) vient de donner raison Ă  l’un d’eux en jugeant que ce barĂšme devait ĂȘtre Ă©cartĂ© lorsque le montant qu’il prĂ©voit ne correspondait pas Ă  une indemnisation adĂ©quate et appropriĂ©e du prĂ©judice subi par le salariĂ©, de sorte qu’il contrevient aux dispositions de l’article 10 de la convention n° 158 de l’OIT.