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Annulation d’une convention de forfait jours n’assurant pas le suivi du temps de travail

La Chambre sociale de la Cour de cassation rappelle avec force et constance que le droit Ă  la santĂ© et au repos est au nombre des exigences constitutionnelles, la Haute juridiction affirme que « toute convention de forfait en jours doit ĂȘtre prĂ©vue par un accord collectif dont les stipulations assurent la garantie du respect de durĂ©es raisonnables de travail ainsi que des repos, journaliers et hebdomadaires ».

Dans quelles circonstances un employeur est-il en droit de licencier un salarié malade ?

Le licenciement motivĂ©, non par l’Ă©tat de santĂ© du salariĂ©, mais par la situation objective de l’entreprise dont le fonctionnement est perturbĂ© par l’absence prolongĂ©e ou les absences rĂ©pĂ©tĂ©es du salariĂ© est licite, pour autant que ces perturbations entraĂźnent la nĂ©cessitĂ© pour l’employeur de procĂ©der Ă  son remplacement dĂ©finitif par l’engagement d’un autre salariĂ©, lequel doit s’opĂ©rer dans l’entreprise qui l’emploie et dans un dĂ©lai raisonnable

Management par la terreur et harcĂšlement moral

Les mĂ©thodes de management mises en Ɠuvre par un employeur peuvent, par leur brutalitĂ©, provoquer une situation de souffrance du salariĂ© et avoir des rĂ©percussions importantes sur son Ă©tat de santĂ© menant Ă  une spirale infernale (mal ĂȘtre, insomnies, perte de confiance, dĂ©pression
). De tels agissements contreviennent Ă  l’obligation de sĂ©curitĂ© qui est une obligation dĂ©terminante du contrat de travail.

Le salarié doit-il faire les frais du télétravail ?

Le principe selon lequel les frais engagĂ©s par un salariĂ© dans le cadre de l’exĂ©cution de son contrat de travail doivent ĂȘtre supportĂ©s par l’employeur s’applique Ă  l’ensemble des situations de travail. A ce titre, il appartient ainsi Ă  l’entreprise de prendre en charge les dĂ©penses qui sont engagĂ©es par le salariĂ© pour les besoins de son activitĂ© professionnelle et dans l’intĂ©rĂȘt de l’entreprise, aprĂšs validation de l’employeur.

Clause de mobilitĂ© mise en Ɠuvre de mauvaise foi par l’employeur

L’existence d’une clause de mobilitĂ© dans le contrat de travail, sous rĂ©serve de sa validitĂ©, permet Ă  l’employeur de muter le salariĂ© dans un autre lieu de travail lorsque l’intĂ©rĂȘt de l’entreprise l’exige, la jurisprudence considĂ©rant qu’il s’agit lĂ  d’une simple modification des conditions de travail qui s’impose au salariĂ©. Dans sa dĂ©finition habituelle, « la clause de mobilitĂ© doit dĂ©finir de façon prĂ©cise sa zone gĂ©ographique d’application et elle ne peut confĂ©rer Ă  l’employeur le pouvoir d’en Ă©tendre unilatĂ©ralement la portĂ©e » (Cass. Soc. 7 juin 2006 n° 04-45846).