Blog

La rupture conventionnelle signĂ©e en mĂȘme temps qu’un PSE est nulle

Les « cachoteries » d’un employeur, qui convainc un salariĂ© de conclure une rupture conventionnelle, alors que dans le mĂȘme temps un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est en prĂ©paration dans l’entreprise et que le poste de l’intĂ©ressĂ© est concernĂ©, constituent un dol entrainant l’annulation de la rupture conventionnelle. Dit autrement, le salariĂ© qui s’est fait berner par son employeur, lequel lui a volontairement fait signer une rupture conventionnelle dans le dessein de ne pas le faire bĂ©nĂ©ficier du PSE qu’il s’apprĂȘtait Ă  mettre en Ɠuvre, et des avantages qu’il comportait, est en droit d’obtenir rĂ©paration.

Convention de forfait-jours privĂ©e d’effet, pas de droit au paiement des jours de RTT

L’absence de validitĂ© d’une convention de forfait en jours sur l’annĂ©e permet-elle nĂ©anmoins au salariĂ© de conserver les jours de rĂ©duction du temps de travail (RTT) dont il bĂ©nĂ©ficiait en contrepartie de l’existence de ce forfait-jours ? C’est l’interprĂ©tation assez innovante qu’avait autorisĂ©e la Cour d’appel de Rennes, ouvrant la voie Ă  une perspective intĂ©ressante. Malheureusement, le couperet de la Chambre sociale de la Cour de cassation vient de tomber, censurant l’audace de ces magistrats.

DiffĂ©rence de traitement illicite d’une indemnitĂ© de licenciement minorĂ©e pour cause d’inaptitude

Un accord collectif peut-il prĂ©voir une indemnitĂ© de licenciement minorĂ©e pour les salariĂ©s licenciĂ©s pour inaptitude ? Une telle injustice heurte l’équitĂ© en raison de l’inĂ©galitĂ© de traitement qu’elle rĂ©serve aux salariĂ©s affectĂ©s d’un Ă©tat de santĂ©, mĂ©dicalement constatĂ©, les empĂȘchant de reprendre leur poste de travail. Elle contrevient en outre au principe de non-discrimination posĂ© par l’article L 1132-1 du Code du travail, qui dispose notamment qu’aucun salariĂ© ne peut ĂȘtre sanctionnĂ©, licenciĂ© ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, en raison de son Ă©tat de santĂ©.

CSP et dĂ©lai de contestation des critĂšres d’ordre de licenciement

Les dĂ©lais pour agir en justice ont Ă©tĂ© rĂ©duits comme peau de chagrin par les lĂ©gislateurs successifs depuis 2013, restreignant les possibilitĂ©s de contestation du salariĂ© et l’obligeant Ă  se dĂ©terminer dans un dĂ©lai relativement court. Ainsi l’action portant sur la rupture du contrat de travail a Ă©tĂ© d’abord Ă©courtĂ©e de cinq ans Ă  deux ans, avant d’ĂȘtre finalement limitĂ©e, en mars 2018, Ă  douze mois Ă  compter de la notification de la rupture, par l’article L 1471-1 du Code du travail. Le temps n’est donc pas Ă  l’hĂ©sitation pour les salariĂ©s qui envisagent de contester leur licenciement